« Côme, regardes là bas un loup ! Vite vite mets ton déguisement de Spiderman pour aller le tuer ! Attends, ton masque ! Tiens le voilà. Et prends aussi ta lampe de poche, au cas où il se cache ».
« Maé ! Vient on va chercher Sindol (?) et les Princesses. Met ta robe et moi je met mon déguisement de pompier. Ahhhh les voilà, elles font dodo dans le lit de maman. Ah non elles sont mortes ! Zut, bon ben viens on va retourner chercher le loup ! ».
« Ah attend, ya mon bébé qui a faim. Ah oui, pis il est malade aussi. Attend Maé je prends tout ce qu’il faut pour le soigner ».
Depuis quelques mois, mes enfants s’inventent un nombre incalculable d’histoires. Ils développent de plus en plus leur imaginaire et les regarder jouer comme ça, si complices c’est juste du pur bonheur.
Ce qui me frappe, c’est qu’ils partagent un imaginaire commun. Chacun d’entre eux entre très facilement dans l’imaginaire de l’autre et ça donne des scènes assez cocasses à la maison. Pas un jour sans qu’ils ne chassent le loup, cherchent les princesses ou jouent au docteur. Sans compter les mots inventés, que seuls eux deux peuvent comprendre.
Quand l’un part dans son imaginaire, le second ne tarde pas à y ajouter sa patte voire même à devancer ce que le premier va dire. C’est assez bluffant parfois. Et cette complicité, au delà du réel, c’est une fois de plus le symbole de ce qu’ils partagent en tant que jumeaux. Cette fusion depuis leur vie in utéro et depuis leur naissance.
Pourvu que ça dure.
