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alors cette rentrée séparés ?

3 septembre 2014

La première journée de rentrée des kids en moyenne section s’est achevée hier soir. Comme je vous le disais, dans deux classes séparées et une grande première pour les enfants qui ont toujours été ensemble depuis presque 4 ans.

Tout s’est bien passé.

Sauf devant le portail de l’école quand nous avons lu sur les listes des classes de moyenne section que Côme était séparé de tous ses meilleurs copains dont son meilleur ami. Quelques petites larmes ont coulées mais ça n’a pas durer bien longtemps. Un petit coup dur pour lui et une grosse boule dans le ventre pour moi.

J’en veux un peu beaucoup à la directrice qui devait éclater le noyau dur que formait mon fils et ses copains et le laisser tout seul je trouve ça injuste… Garder au moins un des copains du noyau aurait été logique non ? Mais bon, comme me dit une de amies, vu son caractère sociable, il va vite se faire de nouveaux amis et retrouver sa sœur et son petit groupe dans la cour, mais que c’est dur pour un petit cœur de maman.

Une fois le portail de l’école franchit, les quelques larmes séchées et l’annonce d’être sans ses copains digérée, tout est rentré dans l’ordre.

En revanche, un peu sport pour nous parents de jumeaux de prendre bien le temps avec chacun de nos enfants dans deux classes à l’opposé de l’école… Moins de temps pour les bisous, les câlins, les dessins. Encore moins de temps pour discuter avec les maîtresses et les ATSEM. Je n’ai même pas eu le temps de trop me soucier de Maé et de son ressenti, elle avait l’air très bien, et très à l’aise sans son frère et pour cette petite fille timide c’est une jolie victoire !

J’ai ensuite retrouvé pour le déjeuner des enfants ravis de cette première matinée séparés, le sourire aux lèvres et plein de choses à me et se raconter. Nouvelles maîtresses, nouvelles classes, nouveaux jeux, des activités différentes, des retrouvailles tous les deux dans la cour et avec les copains.

Maé a même couru chercher son frère dans sa classe, le prenant par la main pour lui montrer fièrement la sienne. Vous auriez vu son visage si fier !

La pause déjeuner a donc été rythmée en bavardages et en gros câlins. Car comme dit Côme « Maé elle m’a beaucoup manqué quand même ». Et que c’est bon de les voir se raconter leur matinée, chacun individuellement.

Le chemin vers le retour à l’école à 13h45 a été ponctué de « maman c’est chouette l’école ! », « allez va plus vite on y retourne maintenant ! », « c’est rigolo d’aller à l’école, de rentrer à la maison et de repartir à l’école » (bon ça se sera que très rarement hein !).

Même pas un bisou ni un au revoir quand je les ai laissé hier midi. Non rien. Juste des enfants qui courraient vers leurs copains sans se retourner et une gros baume au cœur pour moi.

L’après midi s’est aussi très bien déroulée. Une mini sieste pour l’un pendant le temps calme et pleins d’activités pour l’autre.
Et encore et toujours la banane en sortant à 16h30 !

Ils sont donc heureux. Bien dans leurs baskets et leurs visages et leurs récits en disent long.

Une nouvelle et belle étape donc pour toute la famille, que du positif et mon cœur de maman gonflé à bloc à la vue de mes jolis cœurs si heureux séparés.

Et chez vous, la rentrée s’est bien déroulée ?

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ce n’était pas prévu…

21 janvier 2016

Ce n’était pas prévu. Ce n’était pas prévu dans le chemin de notre vie d’avoir un jour des enfants. Non.
Non la vie en avait décidé autrement. Ça a donc été un combat. Un combat de couple.

Bien évidemment au début, on nous a dit que c’était dans la tête, qu’il fallait être patients et que tout se « décoincerai » quand on y penserai plus. Que ça viendrai comme ça sans crier gare.

Mais au plus profond de moi je savais que quelque chose clochait. Je savais qu’il y avait un hic, un gros hic.

Alors j’ai fais profil bas, écoutant les autres, me disant que peut être oui c’était dans la tête.

Je n’ai jamais autant attendu d’avoir me règles. Je n’ai jamais autant acheté de tests de grossesse. Tous les mois même. Même plus encore, et certains sans en parler à mon homme. Et tous les mois, je pleurais. Seule dans les toilettes, avec ce test négatif. Et tous les mois je me consumais à petit feu. Un peu plus chaque mois.

Tout au long de ce chemin, j’apprenais que mes collègues, mes amies tombaient enceintes. Comme j’ai pu être jalouse. Comme je leur en voulais. Elles ne savaient pas la chance qu’elles avaient. Elles sont toutes tombées enceintes avant moi (ne sachant pas qu’on essayait de faire un bébé, ne connaissant pas nos difficultés, je ne voulais pas encore en parler, ne sachant pas non plus, encore, ce qui clochait), alors je mentais.

Je disais à ceux qui se demandaient pourquoi nous n’avions pas encore d’enfants, qu’on voulait encore être libres, profiter, voyager, être égoïstes en somme. Que ces mots sonnaient faux dans ma bouche quand je les prononçais tout haut. Si seulement ils savaient…

J’ai maudit toutes les femmes enceintes que je croisais dans la rue. Je trouvais ça injuste. Trop injuste. Pourquoi ? Pourquoi elles et pas moi ? Pourquoi ?

Je n’ai pas été là pour mes amies enceintes pendant cette difficile période. Je ne voulais pas faire d’efforts, enfin je ne pouvais pas. C’était au delà de mes forces. Ça me ramenais encore plus à notre réalité, à nos difficultés.

Je sais ce que le combat d’attendre un enfant signifie. Ce désir si profond qui n’arrive pas. Cette envie, qui, ne se concrétisera certainement jamais. Ces rdv chez les spécialistes. Ces examens. Ces verdicts qui font mal. Très mal. Qui d’un seul coup, vous oblige à vous imaginer une autre vie.

Je sais ce que sont tous ces tests qui font mal au corps. Toute cette bataille pré verdict. Les examens, les salles d’attente. L’attente. Cette attente interminable jusqu’au verdict final.

Ce verdict qui tombe comme un couperet. Ce verdict qui vous annonce que sans la médecine il est pour vous inconcevable d’avoir un enfant. Ces pourcentages qui sont là, écrit noir sur blanc : 35% de chance de porter un jour la vie. Qui vous heurtent de plein fouet. Qui vous assomment, vous anéantissent.

Je sais ce que c’est que de se faire piquer tous les jours. 2 fois par jour. Je me souviens encore aujourd’hui de ces douleurs si intenses. De ce mal de tête indéfinissable. De cette fatigue. De ces hormones dans mon corps qui puisaient toute mon énergie. Des pleurs. De l’angoisse. De la peur. Des prises de sang. Des innombrables échographies.

Et de ce jour tant attendu. Ce jour où on allait m’extraire ces nombreuses ovules que ces affreuses piqures avaient développées en moi.

Je sais ce que c’est que de se réveiller de l’anesthésie de la ponction ovarienne l’utérus ravagé par la douleur. Une douleur jusqu’ici inconnue.

Je sais que c’est que d’attendre des jours et des jours pour le potentiel transfert. Les jours les plus difficiles de toute notre vie. Les plus durs, les plus intenses. Attendre ce coup de fil. Coup de fil de délivrance. Coup de fil qui vous annonce que des ovules fécondées sont viables.

Je sais ce que sait que de se retrouver aux aurores dans une clinique jambes écartées devant votre spécialiste qui vous dit seringue à la main au moment du transfert que si vous étiez ses enfants elle n’hésiterai pas à réimplanter 2 ovules, alors qu’elle n’est pas pour les jumeaux. Que compte tenu de votre dossier médical, si elle était vous elle n’hésiterai pas.

J’ai connu l’angoisse à ce moment là. Le sol qui s’effondre sous mes pieds. La peur. L’inquiétude. Les questionnements. Quelques secondes seulement. Puis les larmes. Beaucoup de larmes. Et le regard de mon homme qui approuvait, comme moi, ces 2 ovules.

Et à ce moment là j’ai su. J’ai su seulement en à peine quelques secondes que ces 2 là tiendraient. Je le sentais. Je le savais. C’est comme ça. Comme je savais que quelque chose clochait depuis le début.

J’ai connu les 11 jours les plus difficiles de toute ma vie depuis le transfert. Ces 11 jours qui séparent le verdict le plus important : être enceinte ou non. Je barrais d’une croix chaque journée comme un prisonnier compte les jours dans sa cellule. Je ne mangeais plus. Je fumais. Beaucoup.

Et le verdict à sonné. Une matinée. Au bureau. Cigarette à la main dans la rue, pendue au téléphone. J’ai su.

J’ai hurlé comme je n’avais jamais hurlé de ma vie. D’ailleurs, je n’ai jamais hurlé comme ça depuis. J’étais ailleurs. Délivrée.

Je pouvais enfin connaître ce sentiment. Arrêter de pleurer tous les mois dans les toilettes. Arrêter d’acheter des tests de grossesse. Et commencer à en parler, enfin. Vraiment. A ceux qui ne savaient pas. A ceux qui se posaient des questions. Trop de questions. A ceux qui comme nous luttaient sans en parler aussi. A ceux qui avaient eu recours à une PMA.

Nous avons eu de la chance. Beaucoup de chance comparé à certains couples. 1ère FIV, 1er succès. Mais cela n’enlève en rien ce douloureux chemin que nous avons du parcourir…

[Ce billet date de 2014, année où j’ai enfin pu en parler ici, me livrer. J’ai mis du temps à mettre des mots sur ce par quoi nous sommes passés pour avoir nos enfants. Je ne me sentais pas encore la force de me livrer ici, par pudeur peut être mais aussi parce que je pense que j’en faisais un tabou.

Et puis à force de commencer à me livrer dans la vraie vie, à force de voir des amis proches vivre la même chose sans forcément en parler, à apprendre les déceptions des uns, les joies des autres, chacun dans son coin, je me suis dis que je devais en parler. Pour moi, pour eux, pour vous, pour tous.

Je repartage donc aujourd’hui ce billet, qui me touche toujours autant en le lisant, car nous sommes trop nombreux à vivre la PMA dans notre coin et qu’il est important d’en parler pour que ce ne soit plus tabou. Il est important de se rendre compte que nous ne sommes pas seuls, que beaucoup de couples passent par là, et il est aussi essentiel de partager ce long chemin avec ceux qui l’ont vécu, mais aussi avec ceux qui ne mesurent pas la chance qu’ils ont de pouvoir concevoir naturellement.

Aujourd’hui, je pense fort à tous ces couples qui sont dans l’attente, qui vivent le processus lourd de la PMA, qui luttent et y croient…]

 

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à la rentrée, ils seront donc séparés

5 juin 2014

Après une année de petite section ensemble, quasi 4 années en mode fusion mes bébés vont être séparés a la rentrée prochaine.

Le verdict est tombé comme ça entre deux portes en allant les chercher a l’école un soir.

Une discussion provoquée par mes soins avec leur Atsem qui m’a rétorquée « ah mais oui ils seront séparés à la rentrée on ne vous a pas dit ? ». Non on ne m’avait pas dit. Non on ne m’a jamais fait de vrai bilan sur leur année à 2 depuis la rentrée alors du coup j’ai un peu été ébranlée ce jour là. Car la séparation des kids est pour moi un sujet épineux.

J’ai encore le traumatisme de leur naissance où nous avons tous les 3 été séparés. Ou eux ne se sont pas vu pendant 3 jours. Ou je ne ne suis pas sentie mère tout de suite. Ça me replonge presque 4 années en arrière.

Pour en avoir discuté un peu avec leur Atsem elle a mis l’accent sur le fait que Maé était très protectrice avec Côme, qu’elle le maternait beaucoup et que de les séparer leur ferai le plus grand bien mais que si nous ne le souhaitions pas il suffisait d’en parler à la directrice.

Avant de prendre quelque décision que ce soit j’en ai parlé aux enfants. Leur expliquant que l’année prochaine ils auraient chacun leur propre maîtresse et se retrouveraient dans la cour et à la cantine. Et à ma grande surprise ils ont plutôt bien accueillis cette nouvelle ! Je leur en ai parlé pendant quelques jours afin d’être certaine qu’ils en comprenaient bien les enjeux, devant un papa de leur classe qui a lui ses jumelles séparées en PS et encore une fois les kids ont manifestés l’intérêt d’être séparés à la rentrée.

Je suis donc heureuse et apaisée désormais. Même si je me pose des questions sur cette prochaine rentrée. Même si je me dis que ça sera peut être un peu difficile pour l’un des deux ou pour les deux. Mais il est temps. Il est temps qu’ils vivent un peu plus chacun de leur côté bien que ce soit déjà le cas car ils ne sont quasi jamais ensemble à l’école : chacun ses copains, pas dans le même groupe, pas à la même table le midi, pas à côté au dortoir.

Je vais donc laisser mes bébés grandir individuellement. Et il est grand temps pour eux.

J’espère que tout se passera bien.
Qu’ils n’en tireront que des bénéfices et que ça me permettra à moi de faire le deuil de ce traumatisme de la séparation à leur naissance.

Rendez vous donc dans 4 mois.

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la 1ère Mum to Be Party « Special Twins »

2 juin 2014

Futures mamans Parisiennes de jumeaux ou plus cet événement est fait pour vous !

Pour la 1ère fois depuis sa création, Mum to be Party organise une édition « Spécial Twins » le mardi 17 juin chez Mombini dans le 15ème arrondissement.

Si vous passez par ici et que vous ne connaissez pas le concept des Mum to be Party, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche.

Les Mum to be Party réunissent des futures mamans autour d’ateliers gratuits animés par des experts pour célébrer la grossesse et papoter bien être et féminité. Des rencontres intimistes et exclusives (à Paris ou en Province) dans une ambiance conviviale où l’on vient partager son expérience et s’offrir un peu de temps pour soi.

Pour cette édition « Special Twins », focus avant tout sur l’arrivée des bébés avec au programme 4 ateliers :

  • l’atelier pilates pré-natal
  • l’atelier préparation zen de l’arrivée des bébés (que j’aurai le plaisir de co-animé !)
  • l’atelier 1ers instants avec bébés
  • l’atelier mode de garde bébés

Les inscriptions sont ouvertes depuis ce matin ici (dépêchez vous il n’y aura pas de place pour tout le monde !).
Et pour en savoir plus sur le programme de cette soirée, c’est par là.

J’espère vous y retrouver !

Et n’hésitez surtout pas à passer le mot autour de vous !

Belle journée

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famille

ton imaginaire, c’est aussi le mien

14 janvier 2014

« Côme, regardes là bas un loup ! Vite vite mets ton déguisement de Spiderman pour aller le tuer ! Attends, ton masque ! Tiens le voilà. Et prends aussi ta lampe de poche, au cas où il se cache ».

« Maé ! Vient on va chercher Sindol (?) et les Princesses. Met ta robe et moi je met mon déguisement de pompier. Ahhhh les voilà, elles font dodo dans le lit de maman. Ah non elles sont mortes ! Zut, bon ben viens on va retourner chercher le loup ! ».

« Ah attend, ya mon bébé qui a faim. Ah oui, pis il est malade aussi. Attend Maé je prends tout ce qu’il faut pour le soigner ».

Depuis quelques mois, mes enfants s’inventent un nombre incalculable d’histoires. Ils développent de plus en plus leur imaginaire et les regarder jouer comme ça, si complices c’est juste du pur bonheur.

Ce qui me frappe, c’est qu’ils partagent un imaginaire commun. Chacun d’entre eux entre très facilement dans l’imaginaire de l’autre et ça donne des scènes assez cocasses à la maison. Pas un jour sans qu’ils ne chassent le loup, cherchent les princesses ou jouent au docteur. Sans compter les mots inventés, que seuls eux deux peuvent comprendre.

Quand l’un part dans son imaginaire, le second ne tarde pas à y ajouter sa patte voire même à devancer ce que le premier va dire. C’est assez bluffant parfois. Et cette complicité, au delà du réel, c’est une fois de plus le symbole de ce qu’ils partagent en tant que jumeaux. Cette fusion depuis leur vie in utéro et depuis leur naissance.

Pourvu que ça dure.

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happy 3 mes chéris

15 septembre 2013

3 ans aujourd’hui.

C’est passé vite, bien trop vite mais comme la vie est plus jolie depuis qu’ils sont là.

Outre les cernes sous les yeux, les cheveux blancs et les kilos en moins, les avoir avec nous c’est le plus beau des cadeaux.

Happy 3 mes chéris !

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